Plongée immédiate et sans filet dans la vie tumultueuse du roi Henry VIII, (1491-1547) connu pour être l’instaurateur de l’anglicanisme en Angleterre suite au schisme avec
Rome, mais aussi celui qui inspira la légende de Barbe Bleue car il fut homme à femmes, légitimes ou pas, et en fit tuer plusieurs. Le malheur de sa vie fut qu’il voulut à tout prix un fils pour
lui succéder, mais l’Histoire allait se charger de faire de lui le père d’une des plus grandes reines qui fut jamais : Elizabeth Iere.
Quand commence cette première saison, Henry est bel et bien marié depuis de longues années à Catherine d’Aragon, fille des très catholiques souverains d’Espagne. Bien sûr, ça ne l’empêche par d’aller fricoter à droite à gauche et d’engendrer quelques bâtards, éventuellement masculins mais dont aucun ne survivra. Le Royaume est sans cesse en conflit plus ou moins déclaré avec la France et l’Espagne, François Ier étant tantôt un allié, tantôt un ennemi, au même titre que Charles Quint d’ailleurs. Les alliances entre ces trois-là se font et se défont et les guerres se succèdent. Si Henry VIII tient effectivement en main son pays, l’homme de l’ombre de s’appelle Wolsey, le cardinal et chancelier Wolsey, détesté du plus grand nombre mais fin comme une belette.
C’est donc vers lui que Henry VIII va se tourner lorsque que le besoin de divorce va se faire impérieux. C’est que le roi ne veut plus de sa femme. La raison officielle est simple : en l’épousant, Henry a épousé la femme de son défunt frère Arthur, et selon la Bible, c’est un péché dont Dieu le punit en ne lui donnant pas de fils. La raison officieuse est sa dévorante passion pour la belle Anne Boleyn dont il veut faire sa femme légitime. Mais le problème est plus complexe, forcément. Car Henry a obtenu une dispense du pape pour épouser sa belle-sœur et il faudrait donc que le pape se dédise pour annuler le mariage. Et malgré les tractations de Wolsey pour réunir un conclave sous sa propre autorité (le pape étant prisonnier de l’empereur), l’annulation traine et Henry attend. Et Henry passe pour un gogo aux yeux du téléspectateur qui a bien compris que Anne Boleyn n’est rien d’autre qu’une prostituée, au même titre que sa sœur, utilisée par son père pour accéder aux plus hautes gratifications. Anne qui garde les cuisses serrées pour le roi les a écartées bien des fois avant lui…
A la fin de cette saison 1, Henry VIII n’a toujours pas divorcé. C’est dire si cette série n’est pas basée sur l’événementiel, mais bien sur l’intimité et la psychologie des personnages tous magnifiquement incarnés.
Au premier chef bien sûr, Jonathan Rhys Meyers crève l’écran. Incomparablement plus beau que l’original, il est loin du roi bouffi des portraits : il est jeune, dynamique, gai, nerveux, impulsif. Et surtout, il est amoureux, passionné, d’une délicatesse de jeune premier envers cette garce d’Anne. Elle, Nathalie Dormer est tout simplement sublime, magnifiquement belle, l’air hautain et mutin, quelque chose de supérieur dans son attitude mais aussi un sourire d’ange font d’elle le personnage ambigu par excellence qui manipule de sang-froid et cède pourtant peu à peu. Le couple est donc magnifique, jeune, convaincant et passionnel.
Rien à redire des autres acteurs : Sam Neill (le cardinal Wolsey) est formidable en maniganceur, c’est le Raminagrobis de la fable, le gars qu’on déteste et pourtant, la mise en scène de sa mort, sur une idée vraiment excellente, lui octroie au final une portion d’humanité vraiment émouvante. Jeremy Northam, droit dans ses bottes et dans sa religion fait un très bon Thomas More, dont le portrait n’est pas aussi uniforme qu’on aurait pu le penser. Il est bien sûr celui qui tiendra tête au roi, celui qui ira jusqu’au bout de ses idées, l'homme intègre par excellence, et pourtant, ce martyr de la foi est un bourreau qui fait brûler en conscience les Luthériens qu’il pourchasse. Soulignons aussi la dignité de la reine Catherine d’Aragon incarnée par Maria Doyle Kennedy qui est, face à Anne Boleyn, la retenue, l’obéissance mais aussi la détermination et l’honneur.
Ces très bons acteurs sont superbement mis en valeur dans des décors magnifiques qui soulignent le faste de la cour d’Henry VIII, et des costumes somptueux. Mais la peinture de la misère et de la mort est aussi très réaliste comme on le voit dans les terribles scènes de l’épidémie de suette qui fit des milliers de morts et contraignit le roi à se claquemurer.
C’est à mon avis une bonne chose que cette série soit américano-irlandaise et non anglaise. Elle ne tourne pas à
l’exercice d’admiration, au cours d’histoire ou à la réhabilitation. Au contraire, elle confère à l’Histoire un point de vue extérieur et dépassionné. Quoiqu'il y soit beaucoup question de
passion, de sexe et d'ambition... A mon humble avis, les Anglais auraient traité cette période de façon beaucoup plus factuelle, en tout cas, il n'aurait pas fallu plus d'une saison pour qu'Henry
VIII divorce ! De plus, ce souverain n'est guère apprécié des Anglais, qui voient parfois en lui une brute, voire rien moins qu'un tyran. Ici, c'est le jeune roi impétueux et amoureux que l'on
voit et vraiment, je ne vois pas comment on pourrait ne pas l'aimer !
Comme l'explique Suzannah
Lipscomb, historienne, chaque pays, chaque période, voire chaque réalisateur a sa propre image d'Henry VIII, la plus traditionnelle restant celle de Barbe Bleue. Pourtant, le jeune Henry de
cette série correspond bien au portrait qu'en fait Bernard Cottret dans son Histoire de l'Angleterre : "Henry VIII frappa d'abord par sa familiarité. Voire par son caractère
débonnaire et bon enfant. [...] Henry VIII fut enjoué, complice et dispendieux [...] homme complet selon l'idéal renaissant, à la fois cultivé ou du moins affectant de l'être, et sensible aux
questions théologiques et aux intérêts supérieurs de la chrétienté. [Il] aimait la liesse, les joutes viriles, les banquets et les tournois. Et bien entendu la chasse, sous toutes ses formes,
sous tous ses aspects."
En tout cas pour moi désormais, Henry VIII c'est Jonathan Rhys Meyers !
Le trailer ci-dessous est le générique, pas trouvé mieux
The Tudors - Saison 1 : 3 DVD, 10 épisodes - Merci à Isil pour le prêt !
Dexter Morgan est flic à Miami, expert en sang. Parce que Dexter a deux passions : le sang et la justice, il est flic le jour et justicier la nuit. En effet, il traque les meurtriers qui
n'ont pas été punis et fait lui-même le sale boulot, pour son plus grand plaisir. Suréquipé, il saigne ses victimes, les découpe et classe leur cas dans ses archives. Ni vu ni connu, Dexter
travaille très proprement.
J'ai donc entamé cette série uniquement sur le nom de Michael C. Hall, alors qu'en est-il ? Je l'ai trouvé convaincant, même si pas aussi parfait que dans Six Feet Under. Mais pas de
doute, cet acteur est fait pour les personnages torturés de l'intérieur. Il sait, par une certaine froideur, leur donner charme et consistance.
principal collègue est le docteur Helmer (Ernst-Hugo Järegard, ci contre, oui, il est bien en train d'inspecter le contenu de ses WC !), un Suédois arrivé il
y a peu. Il hait les Danois et le reste de l'humanité également. Il est prétentieux, infect, sûr de lui. Pourtant, on l'accuse d'erreur médicale sur la personne de la jeune Mona devenue un légume
depuis qu'il l'a opérée. S'il arrive à récupérer le rapport d'anesthésie qui risque de le mettre en cause, il sauve son poste. Mais Hook (Soren Pilmark), un interne, entend bien mettre la main
dessus avant lui. Hook est le seul gars qui a l'air à peu près normal dans cette histoire, mais ça ne durera pas, je vous rassure... Il est amoureux de Judith (Birgitte Raaberg), qui se révèle
enceinte d'un homme qui a disparu. Il y a aussi Mogge (Peter Mygind), étudiant et fils du chef de service, qui en pince pour une infirmière qui le repousse. Pour lui prouver son intérêt pour
elle, il lui offre une tête récupérée sur un cadavre qui lui ressemble étrangement (eh oui, l'humour de carabin...). Le professeur Bondo (Baard Mowe) lui travaille depuis dix ans sur les sarcomes
du foie, alors quand enfin un mourant arrive à l'hôpital avec un superbe cancer du foie, il demande à la famille de le récupérer. Devant leur refus, il décide de se le faire greffer pour qu'il
devienne sien (là ça n'est plus de l'humour du tout...).
Amateurs d’étrange et de bizarre, cette série est faite pour vous !
permettraient de lui parler… Eh oui, la chambre n°10 serait peut-être bien l’endroit où Dieu est mort, le 4 mai 1961 à 13 heures 20…
L'enthousiasme prenant le dessus, voici enfin un billet sur une des plus formidables séries qui soit : Doctor Who !
Petit historique. Cette série existe depuis plusieurs
décennies et le doctor a été incarné par différents acteurs entre 1963 et 1989. Je ne vous parlerai ici que de la nouvelle série, celle qui débuta en 2005 en Grande Bretagne, produite par
Russell T. Davies. C'est alors le formidable Christopher Eccleston qui endosse le rôle titre, mon préféré, celui avec de grandes oreilles, un grand nez et un sourire.... ravageur.
J'adore, ne me parlez pas de David Tennant, il n'y a que Christopher... et Rose, la formidable Billie Piper, associée du docteur, si naturelle et craquante. Le doctor bénéficie de treize
incarnations. Christopher Eccleston fut le neuvième, David Tennant le dixième et le prochain vient d'être choisi : Matt Smith.
Ses ennemis: les principaux sont les Daleks qui ont exterminé sa
planète, les Cybermen, d'origine humaine mais venant d'une autre dimension, mais en règle générale, tout ennemi de l'humanité est l'ennemi du doctor.









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