Dans son dossier
concernant la rentrée littéraire, un récent numéro de la revue professionnelle Livres Hebdo (20 juin 2008) consacre un article à la parution prochaine (11 septembre 2008) du
livre de Pierre Assouline : Le blog ou la vie aux éditions des
Arènes. Depuis quatre ans, l'ex boss de Lire anime La République des Livres.
A quand la rentrée littéraire sur le Web, s'interroge l'hebdomadaire, et Assouline de répondre : "Internet est le lieu de la conversation littéraire [...] Pour les livres, tout se passe à la
radio et sur le Web. Je ne crois plus en une grande émission littéraire à la télévision : les jeunes ne la regardent plus." Au moment même où sombrent les émissions littéraires à la télé, la
remarque sonne plus que juste. Mais bon, les jeunes ne lisent plus trop non plus, et ils ne me semblent pas particulièrement visés par les émissions littéraires télévisées (enfin me
semble-t-il, je n'ai pas la télé...).
Le net comme lieu d'échange et de convivialité, ce ne sont pas les blogueurs et blogueuses littéraires qui diront le contraire. Mais bien sûr, Assouline joue dans une autre cour, lui qui atteint
les 800 commentaires et les 60 000 visiteurs avec son billet sur le boycott des écrivains israéliens au Salon du Livre. Son livre, conçu comme un dictionnaire, est un florilège des
meilleurs commentaires parmi les 125 000 reçus sur son blog, agrémenté d'une préface de quatre-vingts pages sur son expérience de blogeur.
Un livre à guetter !
Petit ajout, ce mercredi à 11 h suite à mon passage sur ledit blog et aux premiers commentaires laissés sur ce billet.
Certes, les billets et commentaires du blog d'Assouline sentent le parisianisme pédant à plein nez, mais il est rassurant de constater que les intellectuels n'ont pas le monopole de
l'orthographe... en témoignent ces quelques lignes, copiées-collées à l'instant, des premières lignes du billet du 1er juillet :
"Stendhal n’a jamais habité l’Amérique, mais l’Amérique l’a longtemps habité. Pour un voyageur qui n’en eut pas a franchir les frontières (souvenons-nous que l’Egotiste avait le mal de mer)
il était très bien renseigné. Le dit Nouveau-Monde, il y fait allusion à quelque 350 reprises dans son œuvre. D’un ton plein de surprises : non en scandalisant mais en
stendhalisant. Son Amérique n’existe que par analogie à l’Europe. C’est bien de là qu’il parle et juge. A défaut d’y
aller, il n’empêche pas ses personnages de s’y frotter, étant entendu que ces émigrés iront ce perdre dans « le grand brassage démocratique », cet agrégat de déracinés où l’on ne ne
naît pas américain mais où on le devient."
Plus de complexes à avoir !
Devinez ce qu'il y avait dans ma boîte aux lettres ce matin ?
Le colis de mon tout premier swap ! J'ai de la chance, je suis parmi les premières servies, grâce à Praline qui m'a préparé tout plein de belles
et bonnes surprises. J'avais hâte de l'ouvrir et regardez tout ce qu'il y avait dedans :
C'est formidable ! Vous voyez déjà quelques beaux marque-pages, ainsi que les citations très Cape et Epée que ma swapeuse
attentionnée a pris soin de parsemer ici et là. J'ai donc ouvert ces beaux paquets plus soigneusement que j'en ai eu d'abord envie, et voilà :
Il y en a pour tous les plaisirs, littéraires et gustatifs. A l'heure où j'écris, je bois le délicieux thé à l'amande, et il ne reste
plus du chocolat que l'emballage...
Vous aurez reconnu sans peine le beau et mystérieux Scorpion, dont je ne connais pas encore les aventures.
Un roman de cape et d'épée version féminine m'enchante déjà : Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier. Petite citation pour vous donner envie autant qu'à moi : "Ma maîtresse est
de première force à l'épée, et en remontrerait au prévôt de salles le plus expérimenté ; elle a eu je ne sais combien de duels, et tué ou blessé trois ou quatre personnes..." : ça c'est une
femme !
Et je vais totalement découvrir, grâce à Roger Nimier, ce que faisait d'Artagnan entre Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne... il était amoureux paraît-il...
Que du plaisir en perspective ! Alors je dis merci Praline, merci vraiment beaucoup d'avoir été aussi attentionnée et généreuse, et je dis :
Vivent les swaps !
Voici mon premier Tag, qui parle des premières fois, il me vient de Pom :
Premier job : j'étais monitrice dans une colonie de vacances du côté de Pornic. J'ai attrapé une pleurésie. Que des mauvais souvenirs ;
Première voiture : c'était ce qu'on appelle une caisse, une Lada rouge, tout en angles ;
Première page de scrap/ page Web : scrap renvoie, je pense, à travaux manuels... et je ne sais rien faire de mes dix doigts, ni
dessiner, ni cuisiner, ni coudre un bouton... Alors si je cherche une de mes dernières réalisations personnelles, hormis ce blog, c'est la photo numérique qui me vient. Celle-ci représente Fudge,
un an (et toutes ses dents). C'était la deuxième fois que j'appuyais sur le bouton d'un appareil photo numérique (la première fois, on ne voyait que mes chaussons, ça ne vaut vraiment pas le
coup...). Ça m'a coûté dix minutes à attendre que mademoiselle se réveille et baille...
Premier voyage : qui dit "voyage" dit étranger... Si l'on exclue les vacances familiales et les voyages scolaires, mon premier voyage
à l'étranger a eu pour destination l'Angleterre. J'adore ce pays, cette langue, les Anglais, leur musique, leurs livres, et même leur cuisine quand je suis bien lunée. Leur météo un peu moins,
mais bon, c'est compris avec ;
Premier baiser :
Away with your fictions of flimsy romance,
Those tissues of falsehood which Folly has wove;
Give me the mild beam of the soul-breathing glance,
Or the rapture which dwells on the first kiss of love.
Lord Byron, First kiss of love, 1806
L'implacable règlement de ce tag précise que je dois à mon tour taguer six personnes. Ce sera : Saxaoul, Sylire, Karine, Emmyne, Allie et Cuné
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