Ce livre commence mal par le récit de la mort de la jeune Susie, la narratrice. Enlevée et
violée par son voisin, elle a été ensuite découpée en morceaux. Mais c'est du ciel qu'elle nous raconte son histoire, et celle de sa famille qui essaie de survivre à ce drame.
J'ai été tentée par ce livre suite à de nombreux billets enthousiastes et à cause de sa thématique tout de même assez étrange. Malheureusement, je me trouve plutôt démunie au moment d'en
parler puisque le sentiment dominant pendant toute ma lecture fut l'ennui. Susie regarde sa famille partir en eau de boudin sans rien pouvoir faire, elle se rappelle son passé, ses amis, ses
amours d'adolescente. Elle se fait des amies au paradis, qui voudraient qu'elle comprenne qu'il faut qu'elle laisse les vivants vivre leur vie.
Voyant que tout ça ne s'affolait guère, j'ai accéléré ma lecture à partir de la moitié du roman. Le seul intérêt à mes yeux était l'histoire de son assassin, un tueur d'enfants récidiviste
qu'elle regarde aussi, au prise ave la conviction de son père qu'il est son meurtrier. Mais l'enquête n'avance pas, en partie parce que sa mère trompe son père avec l'enquêteur.
Je suis donc restée totalement étrangère à cette histoire, pas du tout touchée par le sort de cette fille et de sa famille. J'ai trouvé le ton froid et distant, ce qui ne facilite pas l'empathie,
sans parler de l'identification avec une héroïne montée au ciel, là où tout est comme elle veut, où tout sent bon et rien ne la contrarie... mouais... Le côté "on ira tous au paradis" ne me
convainc pas, voire m'énerve ; la gentille fille qui apparaît aux siens pour les soutenir, qui n'en veut pas à son meurtrier... remouais... Et ceux qui ont perdu un être cher que jamais de leur
vie ils ne reverront, ils doivent en penser quoi ? Est-ce une histoire pour les rassurer, pour leur dire qu'aussi horrible qu'ait été leur mort, il y a une vie après où ils sont heureux et
attendent qu'on les rejoignent ? Ça n'est certainement pas demain qu'on me convertira à ce genre de
bla-bla...
Ce livre est en cours d'adaptation par Peter Jackson, sortie prévue en 2010.
Les avis enthousiastes d'Argantel, Lilly et Neph, un peu plus modéré
chez Kalistina
La nostalgie de l'ange
2
Alice Sebold traduite de l'anglais (américain) par Edith Soonckindt
J'ai Lu, 2007
ISBN : 978-2-290-34068-4 - 347 pages - 7€
The Lovely Bones, parution aux Etats Unis : 2002
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Le blason de lord Blandamer
principal collègue est le docteur Helmer (Ernst-Hugo Järegard, ci contre, oui, il est bien en train d'inspecter le contenu de ses WC !), un Suédois arrivé il
y a peu. Il hait les Danois et le reste de l'humanité également. Il est prétentieux, infect, sûr de lui. Pourtant, on l'accuse d'erreur médicale sur la personne de la jeune Mona devenue un légume
depuis qu'il l'a opérée. S'il arrive à récupérer le rapport d'anesthésie qui risque de le mettre en cause, il sauve son poste. Mais Hook (Soren Pilmark), un interne, entend bien mettre la main
dessus avant lui. Hook est le seul gars qui a l'air à peu près normal dans cette histoire, mais ça ne durera pas, je vous rassure... Il est amoureux de Judith (Birgitte Raaberg), qui se révèle
enceinte d'un homme qui a disparu. Il y a aussi Mogge (Peter Mygind), étudiant et fils du chef de service, qui en pince pour une infirmière qui le repousse. Pour lui prouver son intérêt pour
elle, il lui offre une tête récupérée sur un cadavre qui lui ressemble étrangement (eh oui, l'humour de carabin...). Le professeur Bondo (Baard Mowe) lui travaille depuis dix ans sur les sarcomes
du foie, alors quand enfin un mourant arrive à l'hôpital avec un superbe cancer du foie, il demande à la famille de le récupérer. Devant leur refus, il décide de se le faire greffer pour qu'il
devienne sien (là ça n'est plus de l'humour du tout...).
Un
recueil de nouvelles, de surcroît mexicain... rien pour a priori retenir mon attention si ce n'est cette magnifique couverture due au talent de Nicoletta Ceccoli, et à la proposition de







